
Quatre marches en pierres sèches, une croix en forme de croix de Saint-André, des extrémités boulées deux dates. Au détour d’un chemin, vous l’avez sans doute remarqué, on la nomme la Croix des morts. Et pourquoi donc ?
La revue Cévennes Terre de Lumière nous donne quelques explications.
Ce serait là, que le curé de la paroisse accueillait le cercueil arrivant de Fons, pour accompagner le défunt à l’église (d’Ailhon). Les porteurs déposaient leur lourd fardeau pour une pause.
Une autre thèse est émise par le curé de Largentière vu l’éloignement de l’église… c’était le lieu de rassemblement des habitants des hameaux et des fermes des environs venant aux funérailles. Ces deux thèses ne sont pas incompatibles.
Des extrémités boulées
Pour les uns elles seraient associées aux bubons de la peste pour les autres ce ne serait tout simplement de l’évolution d’un motif floral. En effet à la fin de l’époque Gothique et jusqu’à la Renaissance une fleur s’épanouissait très souvent à l’extrémité des branchages des croix. Une date incertaine et l’autre non.
L’une au sommet de la croix, l’autre sur la partie abimée du pied droit.
En haut : 1549 ou 1949 , Par rapport au fait que s’est en 1840 que Fons n’a plus dépendu d’Ailhon, on peut penser qu’il s’agit de 1949. C’est à cette date qu’a eut lieu une importante mission.
En bas : 1577, sans aucun doute. C’est à cette époque que la peste a fait bien des ravages dans nos contrées.
